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Atteintes aux libertés et arrestations : la LADDH dresse un tableau noirAlgerian Reporters:Atteintes aux libertés et arrestations : la LADDH dresse un tableau noir

Atteintes aux libertés et arrestations : la LADDH dresse un tableau noir

Atteintes

Les interpellations et arrestations de manifestants du Hirak se poursuivent à un rythme qui inquiète les associations et militants des droits de l’Homme en Algérie. Depuis que le port de l’emblème amazigh a été formellement interdit, la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH) reconnait avoir du mal à recenser le nombre exact des personnes arrêtées.

« Nous sommes à près de 70 personnes arrêtées à l’échelle nationale. Le gros des arrestations s’est effectué à Alger et à Bouira. Les motifs des arrestations tournent essentiellement autour du port à l’emblème amazigh à propos duquel les forces de sécurité ont eu des instructions pour le confisquer. Les personnes arrêtées ont été poursuivies pour « atteinte à l’unité nationale », une poursuite illégale et infondée », s’offusque Saïd Salhi, vice-président de la LADDH, expliquant qu’il n’y a pas eu d’atteinte à l’emblème national.

« L’article 79 du Code pénal est clair. Les personnes qui ont porté le drapeau amazigh l’ont fait aux côtés de l’emblème national », martèle-t-il. « Le drapeau amazigh est porté depuis plusieurs décennies, notamment les années 80. A Alger, il est porté depuis le 22 février et n’a posé aucun problème pour la simple raison qu’il a été adopté par le peuple algérien qui a retrouvé, à cette occasion, son union. Ce sont ceux qui jouent sur les particularités qui tentent de diviser. Aujourd’hui, ce sont ces poursuites qui risquent de diviser le peuple algérien », met en garde Saïd Salhi.

Le vice-président de la LADDH qualifie les conditions de détention à la prison d’El Harrach de ces personnes de « lamentables » d’après les échos parvenus de la part des avocats.

« Les cellules se caractérisent par une surpopulation. C’est un gros motif d’inquiétude pour nous militants des droits de l’Homme », déplore M. Salhi qui tient à faire remarquer qu’il y a des personnes malades parmi les détenu(e)s originaires de différentes régions du pays.

« Leurs familles souffrent depuis plusieurs semaines pour leur rendre visite surtout avec la contrainte de l’éloignement », souligne-t-il.

Le feuilleton des arrestations se poursuit de manière effrénée, regrette Saïd Salhi qui rapporte le dernier cas en date, celui d’une jeune jijélienne arrêtée pour avoir brandi l’emblème amazigh.

Volonté manifeste d’occuper l’espace public

« Toutes les violences qui ont lieu durant les vendredi et le reste de la semaine visent à diviser le mouvement et à l’affaiblir », estime M. Salhi.

En dehors du grief relatif au port de l’emblème amazigh, des manifestants ont été également arrêtés pour « atteinte à corps constitué ». On y compte aussi des blogueurs. « Nous assistons véritablement à une détérioration s’agissant de la question des libertés individuelles mais aussi collectives notamment tout ce qui est de la liberté de manifestation et de réunion. Vous avez constaté qu’à Alger, les manifestations sont devenues de plus en plus difficiles, on enregistre des tentatives de la part des forces de sécurité de s’emparer de l’espace public, ce que nous voyons chaque vendredi. Contrairement à ses débuts, le dispositif sécuritaire investit l’espace public mais aussi l’itinéraire », alerte le vice-président de la LADDH pour qui il y a une volonté manifeste d’occuper l’espace public.

« On nous a interdit l’esplanade de la Grande Poste, on nous a aussi fermé le Tunnel des facultés, maintenant le dispositif de sécurité occupe les places à l’instar de la Place Audin et même l’itinéraire de la Grande Poste jusqu’à Audin en dressant les camions des deux côtés de la route ».

Pour venir en aide aux détenus, des associations des droits de l’Homme se sont réunies cette semaine, selon M. Salhi. « Il s’agit d’abord de faire le point et établir les listes nominatives. Il y a tellement d’arrestations qu’on n’arrive plus à suivre, et du côté du parquet il n’y a aucune information qui est donnée, ni sur le nombre ni sur le lieu de détention encore moins sur les chefs d’inculpation », regrette-t-il.

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